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L’affaire des viols de Mazan : quelles avancées pour notre société ?

  • La rédaction d'Amalthée
  • 17 mars
  • 3 min de lecture
Graffiti en référence à l'affaire Pelicot, rue Nollet à Paris, 2024 (source)
Graffiti en référence à l'affaire Pelicot, rue Nollet à Paris, 2024 (source)

La médiatisation importante de l’affaire dite « Pelicot » a suscité un vrai débat démocratique et a permis de redéfinir la place de la femme et d’interroger une possible culture du viol mais également de revenir sur la législation.

 

Mise au point sur les enjeux multiples liés à cette affaire

L'affaire des viols de Mazan a conduit 46 hommes à être reconnus coupables de viol aggravé, 2 de tentative de viol et 2 d'agression sexuelle sur la même femme, Gisèle Pelicot. Celle-ci avait été droguée à son insu par son mari, Dominique Pelicot, le principal accusé. Les faits s'étaient déroulés entre 2011 et 2020 à Mazan, dans le Vaucluse.

Le procès a été fortement médiatisé, en France et à l'international. Et tous les accusés ont été condamnés à des peines allant de trois à quinze ans de prison, vingt ans de réclusion criminelle pour Dominique Pelicot.


Gisèle Pelicot : une nouvelle figure de la lutte contre les violences sexuelles

Portrait de Gisèle Pelicot par Ann-Sophie Qvarnström
Portrait de Gisèle Pelicot par Ann-Sophie Qvarnström

Plusieurs avocats des accusés demandent le huis clos, mais la victime s'y oppose et la cour criminelle se décide après délibération pour la publicité des débats. Gisèle Pelicot précise : « Je n'ai pas à avoir honte ». L'un de ses avocats ajoute « il faut que la honte change de camp ».

Gisèle Pelicot a reçu beaucoup de soutien de la part d’autres victimes, d’associations féministes et des médias du monde entier. De nombreuses femmes ont pu s’identifier à son histoire et de nombreuses personnes sont venues la soutenir durant le procès.

Son nom résonne jusqu’au Chili, aux États-Unis et dans les pays de la trentaine de journalistes étrangers qui ont fait le déplacement pour suivre les audiences, jour après jour.


Une remise en question de la place de la femme dans notre société

La particularité de cette affaire est que les violeurs ont tous des profils différents. Leur seul point commun est qu’ils sont des hommes. Cela remet en question l’éducation des hommes dans notre société. En effet, les garçons grandissent avec l’idée que les femmes peuvent être violées afin de satisfaire leur désir sexuel ; c’est notamment le problème de la pornographie : dans ces vidéos, les femmes sont réduites à des objets. Cette affaire remet en question la culture du viol et les ravages des violences sexuelles sur les vies, les familles ainsi que la place de la femme dans notre société.


Vers une nouvelle définition du viol ?

Cette histoire a également permis de mettre en lumière la pauvreté de la Justice face au traitement des affaires de viol et interroge la société française sur le caractère systémique des violences faites aux femmes, ainsi qu’une redéfinition du viol dû à l’absence de consentement dans la loi actuelle.

Le consentement est un sujet important, pour l’instant absent dans la loi. L’ancien ministre de la Justice Didier Migaud s'est déclaré favorable à l'introduction du consentement dans le code pénal, où il n’apparaît pas pour l'instant.

Le consentement se définit comme « la volonté d’engager sa personne ou ses biens, ou les deux à la fois », selon le dictionnaire juridique. Dans la définition plus générique, donnée par le dictionnaire, c’est l’action de donner son accord à une action, à un projet ; c’est l’acquiescement, l’approbation, l’assentiment.

Les associations féministes rappellent systématiquement que 94 % des enquêtes pour viols finissent sans suite en France car le Code pénal définit actuellement le viol comme « tout acte de pénétration sexuelle, commis par violence, contrainte, menace ou surprise ». De nombreuses voix s’élèvent pour redéfinir le viol dans le Code pénal. Il est demandé que l’absence de consentement entre dans la définition du viol. Qui reste un acte puni de quinze ans de réclusion criminelle, par ailleurs. Ainsi, dans cette définition, on parle de violence, contrainte, menace ou surprise, mais pas d’absence de consentement à proprement parler.

Le média lycéen de Beaupré et d'ailleurs

Amalthée

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